Extrémisme violent

Prévention et lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent : Une stratégie nationale en élaboration

Le Burkina Faso veut se doter d’un mécanisme de prévention durable pour faire face à la montée de la radicalisation et de l’extrémisme violent. Ce mardi 19 juin 2018 à Ouagadougou, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo a présidé la cérémonie de lancement de l’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent.

 

L’objectif général poursuivi par cette stratégie est de doter le Burkina Faso d’un référentiel stratégique et inclusif lui permettant de faire face à l’expansion de la radicalisation et de l’extrémisme violent en mettant en relief les actions préventives, a indiqué le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Siméon Sawadogo a précisé que, c’est sur instruction du Conseil des ministres que son département a entrepris les démarches idoines pour parvenir à l’élaboration d’une stratégie globale de lutte contre l’extrémisme violent. « Cette stratégie doit être le phare éclairant toutes les stratégies nationales en la matière », a-t-il soutenu.

Aussi, le ministre en charge de l’administration n’a pas manqué de rappeler les efforts de l’Etat sur le plan économique et sécuritaire dans le cadre de la lutte contre le phénomène de l’extrémisme. Mais, reconnait-il, cette approche matérielle doit être complétée par un mécanisme de prévention de façon durable.

Au cours des travaux, les experts qui se sont réunis autour de ces questions, vont entre autres, faire un diagnostic de la radicalisation et de l’extrémisme violent au Burkina Faso en identifiant les causes et les facteurs, élaborer de façon participative une stratégie déclinant les axes d’intervention des différents acteurs, les moyens et les leviers de prévention et définir un plan d’actions pour une période de trois ans.

Ce processus d’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, a été soutenu par le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique à travers le programme Partenariats pour la Paix, financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID). L’ Ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Andrew Young s’est réjoui de ce partenariat entre les deux pays. Abordant dans le même sens que le ministre en charge de l’administration, il a avancé qu’une vison exclusivement sécuritaire de l’extrémisme violent ne saurait venir à bout de manière durable la menace. C’est pourquoi, les réflexions doivent être orientées sur des réponses adéquates, pertinentes et efficaces afin de prévenir et de contrer la radicalisation et l’extrémisme violent de façon durable.

 

 

 

 

 

 

 

Direction de la communication et de la Presse du MATD

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